« Vers les eaux du repos, il me mène et y refait mon âme »
Témoignage du P. Roger Villegas, qui vient de célébrer ses 10 ans d’ordination sacerdotale
À l’occasion de ses dix ans d’ordination sacerdotale, célébrés le 12 décembre dernier, le P. Roger Villegas partage avec nous un témoignage personnel, nourri par un temps fort de rénovation spirituelle vécu durant l’été au Mexique. Pendant deux mois, il a cheminé avec d’autres prêtres de la congrégation des Légionnaires du Christ, parmi lesquels le père Rémi Duc-Maugé (Bordeaux) et le père Fergus O’Carrol (Suisse), dans un climat de prière, de fraternité et de ressourcement intérieur.
J’ai souvent lu le psaume du bon Pasteur, le psaume 23, en le référant au Christ et à mon propre ministère. L’été dernier, je suis passé du côté des brebis. Le Seigneur m’a conduit vers les eaux du repos, aux sources de l’Écriture, de la spiritualité de la Congrégation et de ma propre vocation pour renouveler l’appel et le don de ma propre vocation. Cette période a été pour moi comme un retour à mes premières années de noviciat dans lesquelles j’ai découvert les traits de la vie et de la mission d’un Légionnaire du Christ : un homme de Dieu religieux, un apôtre passionné du Christ, un formateur d’apôtres, un témoin de l’amour miséricordieux de Dieu, un homme intègre, un évangélisateur créatif, entrepreneur, infatigable, magnanime. Nous étions 14 prêtres de 9 nationalités différentes et c’est Jésus, le bon Pasteur, qui a pris soin de nous.



La vertu principale de ce temps de rénovation spirituelle est de nous rappeler que, en tant que prêtres, nous vivons dans un état de formation permanente. J’ai toujours interprété cette formation comme quelque chose d’intellectuel et de cérébral ; or, cette formation vise surtout le cœur. L’atelier d’une semaine, dirigé par la fondatrice du programme d’aide aux prêtres qui ont subi des accidents de parcours, m’a ouvert les yeux. Nous avons appris à la fin de l’atelier la triste nouvelle du suicide d’un jeune prêtre de 35 ans, le P. Matteo Balzano, du diocèse de Novara en Italie. C’était un rappel pour nous de la fragilité des vases qui portent le don de Dieu.



Ce temps rythmé par la prière, la formation, la vie fraternelle et la découverte du Mexique m’a aussi donné le temps de faire un bilan des ces dix premières années de sacerdoce. Je suis conscient d’avoir eu un ministère béni, j’en rends grâce au Seigneur. Vous y êtes pour quelque chose. Je remercie du fond du cœur ma congrégation, car elle a pris très au sérieux l’accompagnement de ses prêtres après ce long procès de révision. Merci aux prêtres et aux équipes Notre-Dame qui se sont organisées pour prendre en charge la paroisse en mon absence. Un grand merci aux paroissiens pour leur soutien lorsque j’ai annoncé ce projet de rénovation spirituelle il y a un an. Merci au diocèse de Nanterre de m’avoir permis exceptionnellement de partir tout l’été.
Sous le regard de la Vierge du Tepeyac, Notre-Dame de Guadalupe, j’ai déposé vos intentions, vos joies et vos peines à ses pieds. À elle, j’ai confié tout notre diocèse de Nanterre et la nouvelle basilique. Sous son manteau, j’ai déposé tous les malades de notre communauté paroissiale, les personnes seules, nos jeunes, les familles, toutes les nouvelles naissances dans notre paroisse.
Le 12 décembre dernier, en sa fête, j’ai célébré mes dix années au service du Seigneur comme prêtre. J’aimerais vous associer à mon action de grâce en vous demandant un cadeau : Dix mille « Je vous salue Marie », c’est-à-dire, 1000 prières à Marie pour chaque année de prêtrise.
P. Roger Villegas, LC
Recteur de la basilique Notre-Dame de Boulogne





✨ Bénédiction du reliquaire du coq de Notre-Dame-de-Boulogne ✨
Le 24 novembre, un moment fort s’est déroulé aux ateliers Tempiers : Mgr Rougé a béni le reliquaire qui sera inséré dans le coq de la flèche de la basilique Notre-Dame-de-Boulogne. Ce reliquaire, symbole de notre histoire et de notre foi, renferme une relique de saint Carlo Acutis, une médaille de Notre-Dame et un parchemin retraçant la restauration du coq, signé par l’évêque, le recteur de la basilique, le P. Roger Villegas et le maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet.
Ce geste inédit, jamais réalisé lors de la restauration de 1861, marque une nouvelle étape dans la préservation de notre patrimoine.Le coq doré, bien plus qu’un symbole gaulois, incarne la vigilance, le courage et la lumière du Christ, protecteur de l’Église et de ses enfants. Il veille sur Boulogne-Billancourt, nous rappelant chaque jour l’importance de transmettre et de valoriser notre héritage.
La restauration du coq sera achevée dans les mois à venir : un nouveau chapitre s’ouvre pour notre basilique et notre ville. Lire l’article.








