Toute la semaine

  • Nourriture de vie éternelle lundi, 15 avril 2024

    Lundi 15 avril 2024

    Saint Patern

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 6, 22-29

    Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
    L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

    Prière

    Seigneur Jésus, tu nous émerveilles par tes signes et par tes paroles. Tu nous invites à la vie éternelle avec toi. Tu nous montres le chemin. Nous serions perdus sans toi, Seigneur. Seul, toi as les paroles de la vie éternelle.

    Demande

    Seigneur, garde-moi fidèle à ton message ; aide-moi à résister à la tentation de te renier quand on ridiculise l’Évangile. Mets en moi un cœur nouveau, pour que je ne voie que ta splendeur, la splendeur de ta vérité. Donne-moi le courage de la proclamer et de te demeurer fidèle dans les contre-temps, à l’image de ta Mère et servante, Marie. Aide-moi à chercher ta volonté dans ma vie.

    Réflexion

    1. « (…) les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. »
      La foule avait été rassasiée par le miracle de Jésus, qui avait nourri les cinq mille personnes à partir de cinq pains et deux poissons. Les gens avaient écouté ses paroles, sa prédication qui leur parlait du Royaume de Dieu. Jésus avait gagné leurs cœurs par l’ardeur, la vérité et l’espérance que ses paroles transmettaient. Ils savaient qu’ils avaient devant eux un grand prophète, un homme de Dieu. Ils avaient faim de l’entendre, de le voir, d’être témoins des grands signes qu’il allait sûrement accomplir de nouveau. Ils osaient espérer qu’il répondrait aux aspirations de leur peuple. Ils ne voulaient pas qu’il leur échappe. Ils voulaient faire partie des événements à venir qui se dérouleraient dans le sillon de Jésus.
      Ai-je faim de t’entendre chaque jour, Jésus ? Est-ce que je veux participer à la construction de ton Royaume ?
    2. « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle. »
      Jésus avait constaté que les gens avaient fourni beaucoup d’effort pour le trouver. Il voyait leur détermination, leur enthousiasme. Il comprenait leur émerveillement devant ce qu’il avait accompli : le miracle des pains, son arrivée rapide à Capharnaüm sans avoir pris le bateau avec ses disciples. Il voyait qu’ils le cherchaient de bon cœur. Cependant, Jésus n’était pas dupe. Il savait aussi la fragilité et la superficialité de l’engouement humain pour ce qui paraît merveilleux et plein de promesses. Il a voulu reconnaître en eux leur capacité de travailler, de se donner.
      Mais, loyal à sa mission, il a voulu prendre cette occasion de leur enthousiasme pour les diriger vers le but réel de sa venue sur terre. Il les a invités à aller plus loin, à chercher plus loin : pas seulement pour les consolations qu’il pouvait leur offrir en ce monde mais pour la joie complète, celle qui se vit dans l’union parfaite avec Dieu pour l’éternité. Il leur rappelait en même temps que, pour l’atteindre, cela leur demanderait du travail. « Travaillez », leur dit-il. Dans l’amour du moment les gens poussèrent plus loin leur questionnement : « Que devons-nous faire ? »
      Est-ce que j’inscris chacune de mes actions dans la perspective de la vie éternelle ?
    3. « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
      Jésus invite les gens à le contempler, lui, et pas seulement les œuvres qu’il a accomplies. Ces signes, ces miracles, ces paroles, sont le reflet de sa divinité. Il leur demande de le regarder dans les yeux, de réfléchir à la personne qu’ils ont devant eux. Il leur donne un indice : Dieu l’a envoyé. Qu’est-ce que cela signifie pour ces gens qui l’écoutent ? Cela doit soulever dans leurs cœurs des questions plus profondes. Si Dieu l’a envoyé, comme il le dit, peuvent-ils y croire ? C’est ce que Jésus leur demande. On sent le silence qui doit suivre ce dernier mot de Jésus, le regard incertain de la plupart. Ils attendaient ses ordres pour vivre une vie meilleure. Mais il dirige leurs regards vers lui-même, affirmant que c’est leur relation avec lui qui compte, les invitant à lui donner leur confiance, toute leur confiance.
      Seront-ils prêts à le suivre dans ce qu’il leur réserve ? Pourront-ils croire qu’il est l’Envoyé de Dieu quand les persécutions contre lui commenceront ? Chacun sonde la profondeur de son amour pour Jésus et se demande s’il croit en lui, s’il a ce qu’il faut pour atteindre la vie éternelle qu’il promet.
      Jésus, est-ce que je crois en toi de manière inconditionnelle ? Quelle est la profondeur de mon amour pour toi, Jésus ? Quelle est la force de ma relation avec toi, Jésus ?

    Dialogue avec le Christ

    Très cher Jésus, tu as cherché par tous les moyens à nous rejoindre, à nous attirer à toi. Tu nous nourris par la bonté de ta création, par les parents que tu nous donnes, par la société humaine qui nous soutient. Tu nous as confié ton Corps et ton Sang pour nourriture et tu nous as laissé notre Mère l’Église pour nous guider. Tu te fais proche de nous par l’Esprit Saint, par tes paroles, par tes encouragements et tes invitations. Nous t’aimons. Comment ne pas t’aimer, cher Jésus ? Mais, souvent nous courons après les bienfaits que nous apportent ton Eucharistie, tes enseignements, la communauté de fidèles. Tu restes en arrière-plan de nos pensées ; notre cœur est tiède envers toi ; notre regard est voilé devant la vérité de ta personne.
    Fais tomber, doux Jésus, les écailles de nos yeux, les ronces autour de notre cœur, restreins nos appétits et tourne-nous vers ton doux regard d’amour, qui nous rappelle que tu nous veux avec toi pour l’éternité. Ô Marie, notre Mère, reste proche de nos pas pour qu’ils ne s’éloignent pas de ceux de ton Fils. Apprends-nous à le voir avec tes yeux, ô notre Mère.

    Résolution

    Aujourd’hui, je vais prendre 15 minutes de ma journée pour te contempler, ô Jésus, pour accueillir en moi l’amour que tu déverses dans nos cœurs.

    Jeanne et Jacques Chevrier, membres de Regnum Christi
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    Méditations : Regnum Christi
    Texte de l’Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés


  • Le pain venu du ciel mardi, 16 avril 2024

    Mardi 16 avril 2024

    Saint Benoît-Joseph Labre

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 6, 30-35

    En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

    Prière

    Seigneur, chaque génération demande des signes venus du ciel. Tu es le plus grand des signes venus du ciel et pourtant tu es aussi celui qui gêne le plus le genre humain. Donne-moi de toujours te reconnaître comme celui qui est venu nous révéler l’amour de Dieu, le signe parfait.

    Demande

    « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »

    Réflexion

    1. Dans ce passage de l’Évangile, nous assistons à un moment très classique de l’éternelle confrontation de l’homme avec Dieu. Nous voyons des hommes qui se tiennent face à Dieu et qui exigent un signe venu du ciel pour croire. Il est facile de s’identifier à cette foule qui demande un miracle. C’est en effet un réflexe très humain et nous avons tous imploré le Seigneur, les yeux levés au ciel, dans nos prières.
      Il est intéressant de noter que les juifs font référence aux quarante ans de séjour dans le désert après la sortie d’Égypte et avant de pouvoir entrer dans la Terre promise. Il faut nous rappeler que cet épisode de l’Ancien Testament était au départ une punition divine pour ce peuple désobéissant. Pourtant, des siècles plus tard, ce séjour dans le désert est présenté comme un moment de grâce pendant lequel Dieu marche avec son peuple et surtout lui donne « le pain venu du ciel ».
    2. Jésus est donc comparé à la figure de Moïse qui, malgré les récriminations de son peuple, avait obtenu pour eux de quoi manger et de quoi boire pendant quarante années dans le désert. Jésus corrige tout de suite le fait que les dons venus du ciel n’étaient pas l’œuvre de Moïse mais bien de son Père, dispensateur de tous les dons. Il faut donc que Jésus obtienne quelque chose pour les hommes, qu’il soit celui qui intercède pour obtenir des bienfaits pour l’humanité. Si Jésus est le nouveau Moïse, qu’a-t-il obtenu pour le genre humain ?
    3. Le pape Benoît XVI a répondu à cette question dans son livre Jésus de Nazareth : « Qu’est-ce que Jésus a vraiment apporté, s’il n’a pas apporté la paix dans le monde, le bien-être pour tous, un monde meilleur ? Qu’a-t-il apporté ? La réponse est très simple : Dieu. Il a apporté Dieu. Il a apporté le Dieu dont la face s’est lentement et progressivement dévoilée depuis Abraham jusqu’à la littérature sapientielle, en passant par Moïse et les prophètes – le Dieu qui n’avait montré son vrai visage qu’en Israël, et qui avait été honoré dans le monde des nations païennes sous des avatars obscurs – c’est ce Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu véritable qu’il a apporté aux peuples de la terre. Il a apporté Dieu : dès lors, nous connaissons sa face, dès lors nous pouvons l’invoquer. Dès lors, nous connaissons le chemin que, comme hommes, nous devons prendre dans ce monde. Jésus a apporté Dieu et avec lui la vérité sur notre origine et notre destinée : la foi, l’espérance et l’amour. » (Benoît XVI, Jésus de Nazareth, Flammarion, 2007)

    Dialogue avec le Christ

    Seigneur, viens changer mon cœur. Comme de nombreux hommes avant moi, j’ai faim de justice, de paix et d’amour. Aide-moi à comprendre que ce sont des dons qui viennent de toi et c’est par mon union à toi que ces bienfaits irrigueront le monde.

    Résolution

    Je prépare ma prochaine communion avec une profonde conscience que le Christ est le pain de vie qui contient en lui tous les biens.

    Frère Jérôme Dejoie, LC
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  • Instrument de l’amour de Dieu mercredi, 17 avril 2024

    Mercredi 17 avril 2024

    Saint Kateri Tekakwitha

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 6, 35-40

    En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

    Prière

    Seigneur, rend mon cœur vigoureux afin de te suivre sans peur nicrainte.

    Demande

    Être un fervent partisan du Christ, en pensées, en paroles et en actions.

    Réflexion

    1. Nous sommes dans la troisième semaine du temps pascal. Temps de joie, d’allégresse depuis la Résurrection du Christ. Là réside la cause de notre joie : le Christ est vivant, il est ressuscité ! Rabâchons cette vérité fondamentale : la source de la joie du chrétien se trouve en Jésus, en notre Sauveur ressuscité. Faisons nôtre cette vérité dans notre cœur, répétons-la à tout moment : ma joie se trouve en Jésus ressuscité et seulement en lui. Nous appartenons au Christ et nous allons vers lui.
    2. Quel signe d’espérance et de profonde joie intense lorsque Jésus déclare : « et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors ». Cette joie s’accompagne aussi d’une grande tristesse ; la tristesse de voir tant de gens rejetés, loin de chez eux, obligés de fuir, seuls, qui ont faim, soif et qui pleurent. Ceux qui, en définitive, ne sont pas aimés. Ils ne se sentent pas aimés chez eux, dans leur propre famille, auprès de leurs amis, au travail, etc. Il ne faut pas aller bien loin pour sentir ce manque d’amour. C’est une question que chacun personnellement doit se poser.
    3. Ces mots du Christ nous touchent droit au cœur. Quelle sérénité et réconfort de savoir que je suis le bienvenu, que je ne serai pas rejeté et, en entendant cela, quelle joie de se savoir aimé ! Celui qui va vers le Christ ne sera pas rejeté. La part de notre mission est, dans un premier temps, de croire en lui. Ensuite, nous devons rendre visible le Christ pour notre prochain, car je suis un instrument de Dieu pour le manifester au monde.
      Nous avons été chassés du jardin d’Éden (cf. Gn 3, 23) mais le Christ est venu sur terre afin que nous ne nous soyons plus jamais séparés de lui, ni de Dieu. La foi en Jésus nous délivre de la tristesse, de la mélancolie, du désespoir. Nous sommes aimés par Jésus. Faisons nôtre cette vérité et rendons-la vivante en montrant cet amour à nos frères.

    Dialogue avec le Christ

    Sainte Vierge Marie, ravive en moi la foi. Une foi solide, forte et vivante, une foi où je sente l’amour du Christ pour moi, où je me sente aimé. Enseigne-moi aussi à être un instrument de l’amour de Dieu envers mon prochain, afin qu’il ne se sente pas rejeté, expulsé, banni, exilé. Au contraire, qu’il se sente consolé, aimé, qu’il sache qu’il est le bienvenu.

    Résolution

    Passer un moment en prière aujourd’hui dans ma chambre ou devant le Saint-Sacrement, si c’est possible. Témoigner de l’amour du Christ envers mon prochain par un acte concret et visible.

    Xavier Kerrand
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  • Nourriture ineffable jeudi, 18 avril 2024

    Jeudi 18 avril 2024

    Saint Parfait

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 6, 44-51

    En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

    Prière

    Seigneur Jésus, me voici pour passer ce moment avec toi. Que l’Esprit Saint qui habite mon cœur me donne la grâce de goûter ta Parole et qu’elle soit ma nourriture pendant cette journée. Amen.

    Demande

    Seigneur, tu es le Fils de Dieu. Tu es venu pour nous enseigner le chemin vers le Père. Merci de ne nous pas avoir laissés orphelins. Merci pour le don de l’Eucharistie, ta présence réelle parmi nous. Que cette prière renouvelle mon amour pour l’Eucharistie. Merci.

    Réflexion

    1. « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
      « Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu ; Dieu ne cesse d’attirer l’homme vers lui (…) » (Catéchisme de l’Église catholique, 27) C’est Dieu qui m’a aimé le premier. Il me cherche et il désire mon amitié. Quel réconfort pour moi ! Dieu me veut avec lui, il me promet la vie éternelle, non pas par mes propres mérites mais par les mérites de son Fils, Jésus. Dieu m’aime sans conditions d’un amour gratuit. Il est prêt à tout « payer » afin que je puisse revenir à lui sans dette. « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. » (Is 55, 1)
      Comment cette vérité m’interpelle-t-elle et me touche-t-elle aujourd’hui ? L’amour gratuit de Dieu me procure-t-il plus de confiance dans ma vie et pour moi-même ?
    2. « Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. »
      Comment entendre et recevoir l’enseignement du Père ? « Les facultés de l’homme le rendent capable de connaître l’existence d’un Dieu personnel. Mais pour que l’homme puisse entrer dans son intimité, Dieu a voulu se révéler à lui et lui donner la grâce de pouvoir accueillir cette révélation dans la foi. » (CEC, 35)
      Y a-t-il des moments dans ma vie où j’ai expérimenté Dieu dans la nature, dans des circonstances particulières, dans une rencontre fortuite ou lors d’un autre moment ? De nombreux catéchumènes peuvent témoigner que Dieu s’est révélé à eux d’une manière très personnelle et mystérieuse, en les invitant à aller plus loin dans leur recherche. C’est une authentique histoire d’amour entre Dieu et ces futurs baptisés.
      Si je suis déjà baptisé, est-ce que je me réjouis souvent des dons gratuits reçus dans le baptême ? Est-ce que je me rappelle de mon histoire d’amour avec Dieu ? Les dons de foi, de charité et d’espérance sont-ils mon appui et mon recours dans ma vie quotidienne ? Quel rôle est-ce que je donne à Jésus dans ma vie ?
    3. « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »
      Voilà un acte d’amour fort de la part de Jésus. Pour nous aider sur le chemin vers le Père, il reste lui-même notre nourriture de voyage. Avant de souffrir la croix, « sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1).
      Jésus se donne dans son intégralité à nous, il ne garde rien pour lui. En lui, la Sainte Trinité nous a offert la certitude que nous sommes des êtres précieux à ses yeux. Chacun d’entre nous possède une telle valeur que Dieu lui-même choisit de mourir pour que je vive, pour que je puisse toujours trouver la force de me détourner du mal et choisir le bien et la vie.
      Suis-je conscient que Jésus lui-même vient me chercher dans l’Eucharistie ? Quelle relation ai-je avec lui dans le sacrement de l’Eucharistie ? Y a-t-il quelque chose que j’aimerais lui demander « face à face » ? Est-ce que je me rends compte des sentiments du Christ pendant la dernière Cène avec ses disciples ?

    Dialogue avec le Christ

    Merci, Jésus, de venir parmi nous pour nous montrer le cœur du Père et de rester avec nous dans l’Eucharistie.
    Jésus, voici ce qui m’a le plus touché pendant cette prière (le nommer). Je repars de ce temps de prière avec tel désir, telle attitude, telle question (les nommer). Comment puis-je te répondre aujourd’hui ? Je place cette journée entre tes mains.

    Résolution

    Selon ce qui m’a le plus touché, je choisis une action personnelle, par exemple :
    – Je décide de faire une visite eucharistique dans une église ou aller à la messe pendant la semaine.
    – Je prends deux minutes pendant la journée pour remercier Dieu du don d’amour gratuit et total pour moi.
    – Je lis un chapitre du discours d’adieu de Jésus dans l’Évangile de saint Jean (Jean 13 à 17) pour mieux connaître les sentiments de Jésus pour ses disciples dont je fais partie.

    Patricia Klein, consacrée de Regnum Christi
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    Méditations : Regnum Christi
    Texte de l’Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés


  • Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson vendredi, 19 avril 2024

    Vendredi 19 avril 2024

    Saint Mappalique

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 6, 52-59

    En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
    En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

    Prière

    « Pain vivant, pain du ciel, divine Eucharistie, ô mystère touchant que l’amour a produit ! Viens habiter mon cœur, Jésus, ma blanche hostie, rien que pour aujourd’hui ! Daigne m’unir à toi, vigne sainte et sacrée, et mon faible rameau te donnera son fruit, et je pourrai t’offrir une grappe dorée, Seigneur, dès aujourd’hui. Cette grappe d’amour dont les grains sont les âmes, je n’ai pour la former que ce jour qui s’enfuit. » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

    Demande

    Seigneur, je crois que tu es contenu tout entier dans le sacrement de la très sainte Eucharistie corps, sang, âme et divinité. Fortifie ma foi !

    Réflexion

    1. « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
      Beaucoup d’entre nous ont grandi dans la foi chrétienne et certaines choses nous semblent évidentes. La croyance en la présence réelle de Jésus est un mystère auquel nous nous sommes peut-être habitués. Je me souviens d’un catéchiste qui accompagnait une jeune fille coréenne non croyante pour la première fois dans une chapelle d’adoration. Cette dernière regardait étonnée ce que faisaient les gens agenouillés et demanda de quoi il s’agissait. C’est en essayant de lui expliquer le mystère de la présence réelle dans l’Eucharistie, de Dieu le Père qui a envoyé son Fils, de la mort sur la croix pour nous donner la vie éternelle, que ce catéchiste, qui avait grandi dans la foi, s’était alors rendu compte de la grandeur de ces mystères.
      Essayons d’entrer dans la scène : Jésus est dans la synagogue à Capharnaüm, plutôt au début de sa vie publique, et il enseigne à des Juifs qui considèrent que la vie se trouve dans le sang de tout être vivant : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. » On pourrait se demander quelle aurait été notre propre réaction si nous avions vécu au temps de Jésus et l’avions entendu prononcer ces paroles. Aurions-nous, nous aussi, trouvé qu’elles étaient dures à entendre ? Aurions-nous tourné le dos, perplexes ? Notre intelligence et notre cœur se seraient-ils ouverts à ce mystère par la grâce de la présence du Seigneur ?
    2. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle (…) »
      Le concile de Trente au 16e siècle a enseigné et professé qu’« après la consécration du pain et du vin notre Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, est contenu vraiment, réellement et substantiellement sous l’aspect (species) de ces choses sensibles ». Et donc « dans le sacrement de la très sainte Eucharistie sont contenus vraiment, réellement et substantiellement, le corps et le sang avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent le Christ tout entier. »
      Communier, c’est alors le recevoir complètement. Jésus s’est défini comme le chemin, la vérité et la vie. Il est celui qui a vaincu la mort pour nous donner la vie comme nous le fêtons pendant ce temps pascal. Il est ressuscité ! Manger sa chair et boire son sang, c’est recevoir, c’est devenir celui qui est la vie. N’est-ce pas là tout ce que notre cœur recherche ?
    3. La communion spirituelle ou de désir
      C’est lorsque nous avons le plus besoin de la vie que le Christ veut nous la donner par la grâce de l’Eucharistie. Or parfois nous ne pouvons le recevoir pour diverses raisons. Notre cœur est alors comme une terre aride sans eau, assoiffé. C’est alors que nous pouvons accomplir une communion de désir ou spirituelle avec les mêmes fruits ou effets que ceux de la communion sacramentelle. Le concile de Trente l’a aussi proposée, la définissant comme « un ardent désir de se nourrir du pain céleste, avec une foi vive qui agit par la charité et qui nous rend participants des fruits et des grâces du sacrement. » Et au cas où nous doutions encore de son efficacité, saint Thomas d’Aquin a précisé que « comme l’autre communion (…) elle soutient, fortifie, répare, réjouit ».
      Dans ce discours du pain de vie, Jésus nous demande d’entrer dans un mystère qui nous dépasse. L’Eucharistie qu’il nous a laissée, c’est lui-même qui se donne, qui reste avec nous, qui veut nous unir à lui pour nous donner la vie, pour nous donner sa vie.

    Dialogue avec le Christ

    Dire avec saint Paul : « Par la Loi, je suis mort à la Loi afin de vivre pour Dieu ; avec le Christ, je suis crucifié. Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2, 19-20)

    Résolution

    Recevoir dans la mesure du possible aujourd’hui la communion avec foi, sinon faire une communion spirituelle.
    Nous pouvons nous inspirer de cette prière sur la communion spirituelle de saint Alphonse de Liguori : « Mon Jésus, je crois à votre présence dans le très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous. »

    Amélie Perroy, consacrée de Regnum Christi
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    Méditations : Regnum Christi
    Texte de l’Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés


  • Abandon samedi, 20 avril 2024

    Samedi 20 avril 2024

    Bienheureuse Odette

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 6, 60-69

    En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
    À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

    Prière

    Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
    « Mon Père, Je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. » (Saint Charles de Foucauld)

    Demande

    Viens, Esprit Saint, emplis mon cœur de ta présence et allume en moi le feu de ton amour. Rends-moi docile à tes inspirations pour que je puisse goûter le bien et jouir de tes consolations.

    Réflexion

    1. Cette langue est difficile
      Frères en Christ, il n’était pas facile pour les premiers chrétiens de comprendre la personne du Christ, et encore moins ses interventions dans la synagogue. Ses contemporains le voyaient, l’entendaient, le touchaient même, et pourtant ils vivaient dans cette perplexité. Deux mille ans plus tard, nous nous trouvons dans la même situation. C’est un véritable défi de comprendre qui est le Christ, son origine, ses intentions. Tout semble indiquer que le Christ est incompréhensible, mais considérons la possibilité d’une incapacité de notre part à accepter le message de sa prédication.
    2. « (…) personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
      Qu’est-ce qui nous empêche de nous approcher du Christ ? Reconnaître dans le Christ le Fils du Dieu vivant est une grâce donnée par le Père. S’exclamer « Christ est Seigneur ! » est l’œuvre de l’Esprit Saint. Que peut-il y avoir dans mon cœur qui puisse m’empêcher de venir au Christ ?
      Chers bien-aimés, nous sommes bénis parce que nous croyons sans voir, mais nous devons admettre que l’attachement à notre péché nous empêche de nous convertir véritablement et de devenir ses disciples. Le péché est une fracture identitaire. Aucun royaume divisé ne peut se suffire à lui-même, il est voué à la ruine. Le Seigneur, Sagesse éternelle, par les mérites de son sacrifice sur la croix, a fait de notre péché une source d’espérance, une source de grâce, car là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.
      S’agissant de la foi, malgré nos fautes, soit nous croyons que le Christ est le Fils du Dieu vivant, le Pain vivant descendu du ciel, soit nous ne le croyons pas. Car si nous reconnaissons que nous avons péché, nous avons un intercesseur auprès du Père en notre faveur.
    3. « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
      Nous sommes libres de croire ou de renier Dieu. Si, malgré le témoignage de la puissance du Christ, nous refusons de croire en lui, nous pouvons nous éloigner, nous pouvons dire non. Mais pour nous qui avons cru en lui, s’il n’est pas le Messie, le Fils de Dieu, s’il n’est pas ressuscité, notre foi est vaine.
      Exerçons le don de la foi, ne baissons pas les bras. Notre foi en Christ sera récompensée, ayons la foi que le Christ dit la vérité et que lui seul suffit car nous croyons et savons qu’il est le Saint de Dieu.

    Dialogue avec le Christ

    « Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté.Tout ce que j’ai et tout ce que je possède. C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends.Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté.Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. » (Prière de Saint Ignace de Loyola)

    Résolution

    J’écris ma propre prière d’abandon au Seigneur.

    Frère Edgar Maldonado, LC
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    Méditations : Regnum Christi
    Texte de l’Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés


  • Brebis du bon Pasteur dimanche, 21 avril 2024

    Dimanche 21 avril 2024

    4e dimanche de Pâques

    Couleur liturgique : blanc

    Évangile selon saint Jean 10, 11-18

    En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

    Prière

    Toi, le bon Pasteur qui aimes chacune de tes brebis, tu veilles sur moi chaque jour de ma vie.  Avec toi, je suis en sécurité et je ne manque de rien. Tu me guides et me conduis sur les chemins qui mènent vers ton Père, et mon Père. Loué sois-tu, Seigneur, Alléluia !

    Demande

    Seigneur, aide-moi à garder les yeux fixés sur toi afin de te suivre tous les jours de ma vie.

    Réflexion

    1. « Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui. »
      Nous avons tous eu dans notre vie un professeur qui, par son attitude soit rigide ou froide, désintéressée ou blasée, nous portait à dire qu’il n’occupait ce poste que pour le salaire ! Également nous avons certainement rencontré au moins un professeur tellement dévoué, patient, investi, accueillant et empathique, que nous avions la certitude que cette personne aimait réellement son travail mais surtout ses élèves ou étudiants !
      Au temps de Jésus, les pharisiens sont les chefs spirituels qui ont pour mission de guider le peuple vers Dieu. En cherchant le prestige, les honneurs et le pouvoir, et en imposant de lourds fardeaux au peuple dont ils ont la charge, on peut les comparer à des mercenaires – tout comme les mauvais enseignants – car ils ne sont pas au service de ceux dont ils ont la charge, mais à celui de leur intérêt personnel. Ils sont de mauvais bergers. Les bons bergers, on les reconnaît par leur dévouement, par leur amour manifeste dans leur accueil, leur bonté – comme les bons professeurs dévoués pour leurs élèves.>
      Si j’ai la responsabilité d’un groupe, suis-je un bon pasteur au service des autres, un rassembleur bienveillant, humble, rempli de compassion et d’amour, à l’exemple de Jésus ?
    2. « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. »
      Dans ce passage, Jésus indique clairement qu’il est celui que nous devons suivre. En voyant de quelle façon Jésus agit envers les hommes et les femmes qui viennent à sa rencontre, par son empathie, son dévouement, son accueil, sa miséricorde, ses guérisons et libérations, on ne peut qu’avoir la certitude qu’il nous aime inconditionnellement, qu’il est le bon pasteur. Le don de sa vie par le martyr – la trahison dont il a fait l’objet et sa mort sur la croix – est l’ultime preuve de son amour infini pour chacun d’entre nous. Sa vie, il l’a donnée de lui-même, de son plein gré car, en donnant sa vie, Dieu la lui redonne en le ressuscitant, et ainsi il nous ouvre à la vie éternelle !
    3. « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix. »
      Les brebis de cet enclos représentent le peuple d’Israël ; et celles « qui ne sont pas de cet enclos » font référence aux autres peuples. « Elles écouteront ma voix » préfigure les croyants qui suivront les enseignements de Jésus, d’abord les premiers disciples, les premiers chrétiens et ensuite toutes les générations qui suivront, jusqu’à nous !
      Est-ce que j’écoute la voix de Jésus, le bon berger, sa Parole dans les Évangiles ? Sa voix qui me dit qu’il est le Fils de Dieu, le sauveur ! Sa voix qui me dit qu’il sera avec moi jusqu’à la fin des temps…

    Dialogue avec le Christ

    Seigneur, mon bon berger, tu as donné ta vie pour nous tous, mais Dieu te l’a redonnée. En ce temps de Pâques, je veux te chanter ma joie de te savoir vivant : « Christ est vraiment ressuscité, alléluia, alléluia, pour nous, Christ a vaincu la mort, alléluia, alléluia ! »

    Résolution

    Je prends quelques minutes pour lire le psaume 22 (« Le Seigneur est mon berger »), le méditer et me laisser toucher par une phrase ou un mot.

    Sophie Raymond, membre de Regnum Christi
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