Lucía

Nous sommes dans ce monde mais n’appartenons pas à ce monde

Parmi nos connaissances et collègues de travail non-croyants, il n’est pas rare d’entendre qu’ils soient partis « en retraite spirituelle », parfois dans des endroits exotiques et lointains… Épuisés par le rythme accéléré et hyperconnecté de nos vies, nous sommes tous conscients du besoin de tirer sur le frein à la recherche du silence, de la paix intérieure, du contact avec la nature.

D’autres iront plus loin dans les objectifs : le silence, la nature, la méditation devraient conduire à une réflexion sur les questions fondamentales de l’homme : « Qui suis-je ? », « Où vais-je ? », « Quel est le sens de ma vie ? » Faire un bilan du passé, se faire conseiller, prendre de la distance face à nos problèmes et faire le choix de décisions vitales… tout est sans doute bénéfique d’un point de vue humain.

Or, pour nous, chrétiens, il y a un plus très précieux. Les retraites sont un cadeau personnel du bon Dieu, un moyen très efficace pour approfondir notre relation personnelle avec Celui qui est « mon Créateur, mon Rédempteur, ma Source de foi, d’espérance, d’amour ».

Une retraite est le début d’une vraie conversion – ou peut-être l’étape suivante – puisqu’à chaque retraite, en fonction du moment de notre vie, nous trouverons consolation pour nos peines, force pour faire face aux difficultés, lumière pour repérer l’action de Dieu dans notre vie, courage pour pardonner, demander pardon et recommencer… Les questions sont les mêmes pour tout homme : « Qu’est-ce que je fais avec ma vie ? Où est placé mon cœur ? » mais – voici la différence – nous les formulons en petite voix, entre les bras amoureux de Jésus, les yeux dirigés vers l’éternité.

Car « nous sommes dans ce monde mais n’appartenons pas à ce monde ».

Alors, comment arriver à cette connaissance intime de Dieu ? Tout d’abord, à travers le silence, puisque « l’important n’est pas ce que je lui dit, mais ce qu’il me dit » (Mère Teresa). Un silence extérieur pour arriver au silence intérieur. Et puis, la méditation sur l’Évangile, les temps de prière personnelle devant le tabernacle ou d’adoration au milieu de la nuit ; le Chemin de la croix – en contemplant les souffrances physiques et morales de Jésus pour mon péché. Ensuite, le sacrement de la réconciliation et, enfin, l’intimité absolue avec lui dans l’Eucharistie. Le fruit ? À l’aide de l’accompagnement spirituel, d’un programme de vie pour devenir plus comme lui, pour l’aimer davantage ainsi que nos frères et sœurs.

Vous ne l’avez pas encore goûté ?  Alors, venez et voyez comme il est bon le Seigneur !

Lucía, membre de Regnum Christi Espagne et Belgique