Visite du pape en Espagne | Maëva Mascle, ministre extraordinaire de la communion
| |

« Je n’ai pas vu le pape, mais j’ai vu le Seigneur ! »

Voyage apostolique du Saint-Père en Espagne : Maëva Mascle, ministre extraordinaire de la communion

Traduit de l’espagnol

« Les larmes me montent aux yeux tant cette expérience m’a profondément bouleversée », confie Maëva, consacrée de Regnum Christi, en évoquant son expérience comme ministre extraordinaire de la communion lors de la messe célébrée par Léon XIV sur la place de Cibèle à Madrid. Plusieurs membres de Regnum Christi, représentant les différents états de vie de la famille spirituelle, figuraient parmi les 2 300 ministres extraordinaires de l’Eucharistie chargés de distribuer la communion à environ 1,2 million de personnes réunies pour cette messe.

Maëva avait déjà été profondément émue par la veillée des jeunes : « Te rends-tu compte de ce que représente le fait de voir des milliers de personnes rassemblées puis de les voir s’agenouiller dans un silence absolu ? », confie-t-elle. Mais le dimanche lui a réservé une grâce toute particulière.

« Comme beaucoup, je n’ai pas vu le pape. Mais je sais que plus d’un million de personnes ont contemplé le Christ et se sont laissées regarder par lui », affirme-t-elle. « Croiser tant de regards assoiffés de Dieu, de tous âges, prononcer les mots “Le Corps du Christ” puis voir leurs cœurs se prosterner pour l’accueillir et se laisser transformer par sa présence a été le plus précieux des cadeaux. »

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans cette expérience en tant que ministre extraordinaire de l’Eucharistie ?

Comme beaucoup, je n’ai pas vu le Saint-Père. Mais j’ai reçu un cadeau bien plus précieux : j’ai vu le Christ rassembler son Église autour de lui. C’était l’événement du week-end, mais la grâce qu’il m’a accordée a été de renouveler ma foi en sa présence parmi nous. Je sais que plus d’un million de personnes ont vu le Christ et se sont laissé regarder par lui.

Face à cette présence si évidente de Jésus, comment le viviez-vous intérieurement ?

Au plus profond de mon cœur, je ne cessais de répéter à Jésus dans mon cœur : « Tu es au milieu de nous, ici, aujourd’hui, maintenant, et pour toujours. Merci pour ce si grand cadeau, Jésus. Merci pour ta fidélité. Fais que nous n’oubliions jamais ta fidélité. Que tu sois à jamais notre unique source. » Comme l’a rappelé le Saint-Père dans son homélie, Jésus-Eucharistie est « cette source éternelle cachée », une source qui jaillit sans cesse pour étancher notre soif, mais sans éblouir, sans s’imposer par une puissance extérieure, ni se manifester de manière spectaculaire.

Que perceviez-vous chez les fidèles lorsque vous leur donniez Jésus dans la communion ?

C’est une grâce immense, un privilège inestimable de prendre soin du Seigneur et de le donner aux autres : enfants, adolescents, jeunes, adultes, personnes âgées, bien-portants et malades, petits et grands… J’ai croisé le regard de tant de personnes. Et le seul mot qu’ils me renvoyaient était : désir. Un immense désir. Le désir de le recevoir, d’être comme lui, d’être saints, d’être des enfants bien-aimés. J’ai été le témoin silencieux et humble de la manière dont l’Église attend son Seigneur avec une immense espérance. Avec un immense amour.

Avez-vous été particulièrement émue à un moment précis ?

Imaginez ! En m’avançant vers l’endroit où je devais distribuer la communion, les fidèles en nous voyant arriver, se mettaient à genoux et commençaient à chanter : « Toi, l’unique Roi ». Comment ne pas être profondément émue ! Je serrais la pyxide contre mon cœur avec la certitude que le Christ est vraiment vivant et son Église l’adore. Vraiment, quelle grâce !

Il est avec nous, jour après jour, jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Il est l’unique source, l’unique vie, l’unique vérité. « Croiser tant de regards assoiffés de Dieu, de tous âges, prononcer les mots “Le Corps du Christ” puis voir leurs cœurs se prosterner pour l’accueillir et se laisser transformer par sa présence a été le plus précieux des cadeaux. » Merci, Jésus !