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Apprendre à administrer les biens que le Seigneur me confie

Vendredi, 6 novembre 2020

Saint Léonard de Noblat

Couleur liturgique : vert

Évangile ….

En ce temps-là, Jésus disait aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

Prière

Mon Dieu, viens me dire quelque chose aujourd’hui. Je t’ouvre la porte de mon âme, viens me visiter ! Merci de m’avoir inspiré de te dédier un temps de prière aujourd’hui.

Demande

Apprends-moi à administrer les biens que tu me confies.

Réflexion

  1. « Un homme riche avait un gérant. »
    L’homme riche par excellence est Dieu, qui nous a confié la gérance de son patrimoine. Il nous fait don de notre propre vie et nous confie aussi la vie de ceux qui nous entourent, il nous offre sa création pour que nous nous y épanouissions et en prenions soin. Le gérant de notre parabole commence par abuser des biens qui lui sont confiés, il les dilapide et entre dans une logique de possession. Cette attitude le porte à sa ruine, il se fait des ennemis qui le dénoncent, il perd la confiance de son maître. 
  2. « Que vais-je faire ? »
    C’est alors qu’il entre en lui-même, comme le fait le fils prodigue dans le passage de l’Évangile qui précède immédiatement notre parabole. C’est le moment du discernement, la clé de notre liberté. Nous ne sommes pas déterminés à agir selon les codes et les logiques du monde, nous pouvons suivre la voix de Dieu qui parle à notre cœur. Notre gérant, comme le fils prodigue, se refuse de mendier une nourriture bas de gamme et se rend compte que ce n’est pas son travail qui lui permettra de sortir du trou où il s’est enfoncé. Il ne reste qu’une solution, compter sur l’amitié, sur la miséricorde, adopter une nouvelle attitude. 
  3. « Voici ton reçu, écris 80. »
    Voyant que sa cupidité l’a poussé à sa ruine, le gérant change de stratégie. Il passe d’une logique de possession et d’extorsion à celle du don et du service. Il allège la dette des débiteurs de son maître, probablement en annulant l’intérêt sur lequel il recevait sa paie selon la coutume de l’époque. Il espère ainsi recevoir un bénéfice plus grand, leur reconnaissance. Jésus nous invite à considérer la conversion de cet intendant malhonnête. Nous ne nous accomplissons pas en essayant désespérément d’assouvir notre soif de possession, mais nous nous accomplissons dans le don. Ce que nous possédons – et même notre propre vie – ne trouve sa plénitude que dans le don et le service.

Dialogue avec le Christ

Seigneur donne-moi un cœur de pauvre. Apprends-moi que tu es la seule richesse. Je te remercie pour les biens que tu nous as donnés dans la création, je te demande de savoir les utiliser pour aimer.

Résolution

Est-ce que je possède quelque chose qui n’est pas mis au service des autres ? Comment puis-je l’administrer selon l’Évangile ?

Frère Melchior Poisson, LC

Méditations : Regnum Christi
Texte de l’Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés