Année A | Méditation | Saint Matthieu | vert

« Si tu le veux, tu peux me purifier »

Vendredi, 26 juin 2020

Saint Anthelme

Couleur liturgique : vert

Évangile selon saint Matthieu 8, 1-4

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Prière

Seigneur, grave en mon cœur et en ma conscience tous les biens que tu m’as offerts pour ne jamais les oublier et t’en remercier tous les jours de ma vie.

Demande

Ne jamais oublier les bienfaits dont le Christ m’a comblé dans ma vie.

Reflexion

  1. Contexte
    La liturgie de ce jour est particulièrement déconcertante. En effet, nous commençons par une première lecture qui nous paraît apocalyptique car elle se termine avec le saccage de la ville sainte. Les versets du psaume 136, ensuite, nous exhortent à garder confiance en Dieu.
    Enfin le passage d’Évangile nous relate un miracle du Christ où le Seigneur souhaite rester anonyme. Dans les temps d’épreuves, c’est là où se révèlent les hommes de conviction et de croyance, c’est le moment où l’on montre qui nous sommes réellement, sans pouvoir nous cacher. Le Carême de cette année a été très particulier pour nous tous, personne n’a pu y échapper. Nous nous sommes tous retrouvés dos au mur et révélés au monde tels que nous sommes.
  2. Une clef de lecture nous vient du psaume : « Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir. » (Ps 136, 6a) Dans la plus cruelle des épreuves, rester fidèle n’est pas simple mais manifeste de quoi nous sommes faits : peuple élu déporté, sans temple saint, ville sainte saccagée. Le psaume m’aide à me rappeler ce qui est important : rester fidèle au Seigneur en remémorant ses bienfaits dans ma vie. Par ce rappel conscient et constant de tous les jours, cela me permet de ne pas me perdre, de garder le cap et, malgré les circonstances qui m’entourent, de continuer à marcher avec le Christ, parce que je sais qu’il est avec moi, parce que je sais qu’il me regarde et continue à m’aider, qu’il est présent et m’accompagne.
  3. L’Évangile nous porte aussi à graver en notre mémoire ce que Dieu a fait dans ma vie pour que je ne puisse pas l’oublier. Le Christ est là dans ma vie. Au milieu des épreuves et des difficultés de tous les jours, sa main libératrice me sauve ; il fait un miracle en ma faveur. Rappelons-nous tous les bienfaits dont il nous a comblé. Ramenons-les à la surface de notre conscience, faisons-les revivre pour nous rapprocher du Christ, pour lui être plus fidèle, pour continuer à cheminer avec plus de ferveur. La mère des sept fils que Nabuchodonosor a fait tuer devant elle a fait preuve d’une grande confiance et ils sont tous rester fidèles à Dieu. Faisons, nous aussi, la même chose. Le cardinal vietnamien Van Thuan, qui est resté neuf longues années en prison, n’avait que le Christ comme ressource. Grâce à sa prière incessante, il a pu être libéré. Les difficultés nous aident à nous ancrer plus profondément en notre foi et à être plus cohérents avec ce que nous professons.

Dialogue avec le Christ

Esprit-Saint, mémoire du Père, fais surgir en ma conscience tous les bienfaits que le Seigneur m’a prodigués.

Résolution

Prendre plusieurs moments pendant la journée pour me rappeler quelques bienfaits du Seigneur dans ma vie, ceux que je juge les plus significatifs ; en remercier le Seigneur.

Xavier Kerrand

Méditations : Regnum Christi
Texte de l’Évangile et informations liturgiques : © AELF – Paris – Tous droits réservés