Rome - Lourdes à vélo pour gagner des bourses !

Soumis par Regnum Christi le lun 23/07/2018 - 14:38
De Rome à Lourdes à vélo, plus de 1 500 kilomètres en huit étapes, et tout cela pour une bonne cause : gagner des bourses ! Tel était le projet du P. Clemens Gutberlet, LC, 51 ans, originaire d’Allemagne, qui est arrivé avec son équipe de cyclistes à Lourdes le dimanche 29 juillet dernier.
Par ce périple à vélo, il a souhaité encourager les étudiants à prendre joyeusement à cœur leur propre formation pour transformer le monde de façon positive. Il voudrait aussi encourager des personnes à être généreuses en aidant ces jeunes gens à obtenir des bourses.

Pour soutenir le projet du P. Clemens, consultez le site internet de l'Athénée pontifical et sa page Facebook.

 

Sport et vie religieuse : une harmonie possible

Le P. Clemens Gutberlet, LC, concilie ses engagements sacerdotaux avec une passion pour le cyclisme, en gardant à l'esprit ce que dit le pape ...

Passionné de vélo depuis l’âge de 16 ans, le P. Clemens a été impressionné par le courage d'un ami qui a quitté l'Angleterre pour lui rendre visite en Allemagne… à bicyclette !

Son entraînement assidu l'a conduit au fil des années à réaliser des parcours de plus en plus longs et solitaires, jusqu'à parcourir 600 kilomètres en un peu plus de 24 heures. Puis, à vingt-sept ans, il a tout quitté, même la bicyclette, pour entrer au séminaire de la congrégation des Légionnaires du Christ : « J'ai offert cette renonciation à Dieu, avec joie, pendant treize bonnes années » nous confie le P. Clemens. « Puis il y a neuf ans, pour des raisons de santé, j'ai repris le vélo mais maintenant l'esprit est différent. »

Le 31 mai 2009, le P. Clemens a remporté la Clericus Bike Cup, concours réservé aux séminaristes et aux prêtres du monde entier, avant la dernière étape du Tour d'Italie. Le président de la CSI a souligné à cette occasion l’importance de « manifester de façon festive l'attention que l'Église apporte au monde du sport ».

P. Clemens, combien de temps pouvez-vous consacrer à vos entraînements sportifs, compte tenu de vos engagements d'études, de travail et de vie communautaire ?

Je m’entraîne deux fois par semaine et j'essaie de rouler deux ou trois heures à chaque fois. Dans le sport, il faut être constant. J'étais récemment en Allemagne pour les 80 ans de mon père ; j’ai utilisé son vélo électrique pour parcourir les 14 kilomètres qui nous séparaient du restaurant, évidemment sans l’aide du moteur !

Quelle est l'importance de l'activité sportive dans la vie d'un prêtre ? N’est-ce pas du temps soustrait au service de Dieu et des âmes ?

Tout le temps appartient à Dieu, même celui consacré au repos. Tout est cadeau de Dieu, même la bicyclette. L'important est de ne pas en faire un but dans la vie ou bien la seule motivation pour progresser. Le pape François at déclaré au cours d’une rencontre avec une association sportive, il y a quelques mois : « Parfois, il arrive qu'un garçon ou une fille manque la messe ou la catéchèse à cause d’un entraînement sportif ou une compétition. Ce n'est pas un bon signe ! Cela signifie que l'échelle des valeurs a été faussée. De même, nous ne devons pas négliger les études, l’amitié, le service aux pauvres. Ces activités ne doivent pas être négligées pour se consacrer à une seule chose. Non, unissons toutes les activités ! »

Êtes-vous parvenu à impliquer vos confrères dans le sport ?

Oui, je pratique le vélo avec d'autres légionnaires, nous avons aussi un tandem ; puis une fois par semaine je rejoins un groupe de laïcs professionnels qui s'entraînent tous les jours. D'un côté, ils sont un aiguillon pour moi, mais pour eux, la présence d'un prêtre dans le groupe est un beau témoignage. « Dieu merci, je cite le pape François, nous avons de beaux exemples d'hommes et de femmes sportifs, même de grands champions, qui n'ont jamais cessé de vivre leur foi et le service aux autres. En fait, le vrai sport encourage l'édification d'un monde plus fraternel et solidaire, en aidant à surmonter les situations d'injustice et de malaise humain et social. » Il est bon pour les gens de voir que les prêtres sont des hommes normaux, qui ont un engagement fort envers le Seigneur et son Église.

Est-il vrai que l'important est de participer ? Ou bien la motivation est-elle le désir de gagner ?

On me dit que j'ai un esprit très compétitif ; il est vrai que j'aime beaucoup me mettre à l’épreuve. Cependant, j’ai réalisé que je suis plus fort, dans mon esprit et dans mon corps, lorsque je ne suis pas motivé par le désir de gagner. Le pape François, alors qu’il s’adressait aux jeunes d’associations sportives, leur a souhaité de vivre le sport comme un jeu et les a invités à être compétitifs en donnant le meilleur d'eux-mêmes : « Il est important, chers garçons, que le sport reste un jeu ! Le sport est bon pour le corps et l'esprit seulement s’il reste un jeu. Parce que vous êtes sportifs, je vous invite non seulement à jouer, comme vous le faites déjà, mais aussi à vous impliquer dans la vie comme dans le sport. Se mettre au défi dans la recherche du bien, dans l'Église et dans la société, sans peur, avec courage et enthousiasme, pour vous engager avec les autres et avec Dieu ; ne vous contentez pas d'un investissement médiocre, donnez le meilleur de vous-mêmes, dépensez votre vie pour ce qui en vaut vraiment la peine et pour ce qui dure toujours. Ne vous contentez pas de ces vies tièdes, médiocres, vides : non ! Allez toujours à la recherche de la victoire ! »

 

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