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Une reprise de confiance Réfléxion dominicale du 16 décembre 2012

Mis à jour le 29 janvier 2013 à 09:29Publié le 14 décembre 2012 à 00:00

par le Père Richard Greenslade, LC, administrateur de la paroisse Notre Dame de Boulogne

Nous vivons dans une société qui donne beaucoup d’importance à la réussite : pour les études, le travail, la carrière, le couple, les enfants, les amis, etc... Nous ressentons qu’il « faut » que tout aille bien, que tout roule. Il « faut » montrer que nous n’avons pas vraiment de soucis, que nous sommes forts et capables de tout gérer.

Cela crée une pression terrible car nous devons « arriver » à tout prix. Nous ne savons pas toujours exactement « où » il faut arriver, seulement qu’il faut foncer. Vivre ainsi fait que nous avons souvent peur du regard de l’autre ; peur de montrer nos faiblesses ; peur d’être jugé incapables ; peur qu’ils finissent par choisir un autre à notre place. Et même dans nos victoires, nous n’avons pas le temps d’en profiter – il y a toujours les objectifs du prochain trimestre, l’échelon suivant à grimper, quelque chose à ne pas rater…...

Et vis à vis de Dieu ? Si la société me met déjà une telle pression, avec Dieu ça doit être encore pire ! Au moins dans la société tout le monde fait des erreurs et il y a certains qui peuvent me comprendre ; mais Dieu, Lui, est parfait. Je n’arriverai jamais à Lui faire plaisir. Le mieux que je puisse espérer est de faire mon devoir envers Lui correctement sans trop L’embêter. Ainsi nous finissons même par avoir peur de Dieu !

Alors, comme nous avons besoin de Noël ! Comme nous avons besoin de la leçon de la crèche ! Dieu ne vient pas vers nous en montrant sa toute-puissance, mais sa « faiblesse ». Pour nous approcher, il se fait tout petit, vulnérable, impuissant. Il veut nous rejoindre là où nous sommes en partageant notre vie de tous les jours avec ses peines, ses joies, ses routines. Et il nous fait confiance. Il peut être rejeté, oublié, maltraité. Il est sans défense, incapable de faire la moindre chose par lui-même. Il dépend de ses créatures et il leur fait confiance.

Dieu s’offre comme modèle. Il nous invite à faire pareil ; à vivre devant Lui comme un petit enfant devant ses parents ; à ne pas avoir honte de nos faiblesses, de notre dépendance. Il n’attend pas que nous Lui montrions notre force, notre capacité à tout faire. Il ne nous met pas la pression de tout réussir. Il veut seulement que nous Le laissions nous aimer.

Si nous regardons Dieu dans la crèche, c’est dans sa faiblesse que Marie, Joseph, les bergers sont attirés par Lui. Dans son cas, c’est une faiblesse qu’Il a assumée. Par contre, dans notre cas, notre faiblesse (?), c’est le propre de notre condition humaine. Si nous arrêtons de courir, de « montrer » que nous sommes indépendants et autonomes, Dieu se penche vers nous. Il nous prend en pitié. Il nous berce dans ses bras et nous couvre de baisers, comme Marie et Joseph ont fait pour Lui.

C’est l’amour de Dieu qui est notre vraie force. Ça ne veut pas dire que, du coup, nous n’avons plus de problèmes à résoudre ou de difficultés à affronter. Mais, avec Dieu, nous n’avons plus de peur, plus d’angoisses, plus cette pression incessante à vouloir tout réussir, parce que Dieu est avec nous. C’est dans l’intimité du cœur que Dieu nous parle, nous console, nous encourage, nous fait voir son action, nous aide à comprendre notre situation, nous donne la force nécessaire pour persévérer dans la poursuite du bien.

En ces jours qui restent de l’Avent préparons nous à aller à « l’école de la crèche ».
Père Richard

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