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Une ère nouvelle - Réflexion dominicale du 23 décembre 2012

Mis à jour le 24 janvier 2013 à 14:44Publié le 29 décembre 2012 à 18:12

par le Père Richard Greenslade, LC, administrateur de la paroisse Notre Dame de Boulogne

Le vendredi 21 décembre 2012 marquait la fin du calendrier Maya. Certains croyaient que ce jour marquerait aussi la fin de notre monde. Nous savons maintenant qu’ils avaient tort.

En même temps, cette idée a bouleversé l’esprit de beaucoup de gens. Et même si tout le monde ne croyait pas que l’humanité entière allait disparaître vendredi dernier, une chose était certaine : nous espérions tous un événement qui pourrait marquer l’aube d’une nouvelle ère sur Terre. Nous avons tous hâte de voir un monde nouveau ; un monde où il n’y a plus de guerres, plus de disputes, plus de discorde ; un monde où règne la paix et où l’amour fraternel est visible et durable.

Mais qu’attendons-nous exactement ? Un événement particulier, encore à venir, qui va mettre fin à ce monde plein de désarroi et d’insatisfaction et instaurer un monde meilleur ? Un bouleversement aux proportions cosmiques qui va provoquer des changements radicaux et universels dans notre société ? Il y a des journées comme celle du 21 décembre où nous nous retrouvons en regardant le ciel et en nous disant « Est-ce maintenant, Seigneur, que Tu vas intervenir ? Est-ce maintenant que Tu vas nous montrer ce grand signe que nous attendons ? »

C’est là que Dieu répond avec cette même phrase qu’il avait déjà prononcée par son prophète Isaïe, il y a fort longtemps, « un signe vous sera donné : une vierge concevra, et elle enfantera un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel » (Isaïe 7, 14). C’est le Christ qui est le signe. C’est Noël l’événement que nous attendions. Mais là encore, nous sommes tentés parfois de dire, « Oui, mais n’as Tu pas encore un autre signe à nous donner ? Quelque chose de nouveau ; d’un peu plus spectaculaire ? »

Et si j’ose à parler à la place de Dieu, je crois qu’Il répondrait, « Ne cherche pas des signes extérieurs. Regarde bien ce signe que je t’ai déjà donné. Laisse mon Fils pénétrer ton cœur. Ne sois pas déçu par sa simplicité. Regarde bien dans ton for intérieur et tu trouveras des réponses à toutes tes questions. Avant de partir changer la société, laisse mon Fils transformer ton cœur. Invite-le dans ton intimité. Ne t’inquiète pas s’il y a toujours des gens qui me résistent, qui continuent à faire le mal : leur tour viendra. Pour l’instant, occupe-toi de toi-même ; de ton cœur. Mets droit ce qui penche. Fais le bien et évite le mal. Mon Fils, si tu lui permets, sera ton soutien, ton bouclier, ta joie. Cesse de regarder autour de toi des raisons de ne pas croire. Regarde plutôt dans ton cœur et vois que Je suis là ; Je suis avec toi ; Je suis pour toi. »

Devant un tel appel à la conversion de notre cœur nous avons beau y croire, mais nous avons toujours un peu peur d’être le seul à le faire ; peur d’accepter ce changement radical et trouver que les autres ne le font pas alors qu’ils profitent de notre nouveau bonté. Nous préférons que tout le monde décide ensemble avant de faire le premier pas. Et là, malheureusement, nous trouvons toujours des gens qui, selon nous, ne changeront jamais. Et nous attendons un autre signe.

Que le Christ, ce « nouveau-né », ce « Dieu-parmi-nous », vienne à notre secours : qu’Il aide chacun de nous à faire le premier pas vers l’aube nouvelle et que ce Noël marque une nouvelle ère pour nous tous.
Père Richard

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