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Regnum Christi plus loin - Le père Nicolas Bossu à Rome

Mis à jour le 19 février 2016 à 12:38Publié le 31 janvier 2016 à 23:17

Le 2 février dernier nous avons clôturé l’Année de la vie consacrée pendant laquelle nous vous avons invités à suivre nos consacrées et pères légionnaires français qui ont été appelés à des apostolats variés à travers le monde. Nous terminons notre série avec le témoignage du P. Nicolas Bossu qui enseigne la théologie au Centre des Études Supérieures de notre congrégation à Rome.

En cette année du Jubilé de la Miséricorde, le pape François nous invite souvent à pratiquer les « œuvres de miséricorde ». Peu d’entre vous penseraient qu’un professeur de théologie, assis confortablement sur sa chaire d’université ou lisant tranquillement dans sa chambre, les pratique avec sincérité… et pourtant ! Je trouve dans certaines œuvres de miséricorde spirituelles une belle description de mon ministère : « Instruire les ignorants » – « Conseiller ceux qui sont dans le doute » – « Exhorter les pécheurs », etc. Lorsque l’Église me confie l’enseignement de l’Écriture Sainte à Rome, elle m’offre également ce genre de motivation :

« Qu'ainsi les Lettres Divines deviennent pour les futurs prêtres de l'Eglise une source pure et permanente pour leur propre vie spirituelle, un aliment et une force pour la tâche sacrée de la prédication qu'ils vont assumer. Quand les professeurs de cette matière importante, dans les séminaires, auront atteint ce but, qu'ils se persuadent avec joie qu'ils ont grandement contribué au salut des âmes, au progrès de la cause catholique, à l'honneur et à la gloire de Dieu, et qu'ils ont accompli une œuvre intimement liée aux devoirs de l'apostolat.» (Pie XII, Divino Afflante Spiritu, no 45).

C’est ainsi que ma lecture personnelle, par exemple, devient un véritable apostolat et non plus un acte d’enrichissement égoïste. Si je lis la Parole de Dieu, c’est pour m’en nourrir et la transmettre à ces futurs apôtres. Si je lis – et essaie de comprendre – des ouvrages pointus d’exégèse, c’est parce que l’Église, pour sa cathédrale gothique qu’est sa doctrine, a besoin de quelques spécialistes capables de prendre soin de sa « toiture ». Histoire qu’elle ne s’abatte pas sur les fidèles réunis en prière... Et si je lis ce que les élèves écrivent, c’est souvent pour exercer la miséricorde, en redressant ce qui peut l’être et en favorisant les quelques intuitions théologiques qui vont leur servir pour la vie spirituelle et la prédication. Les fidèles en seront les premiers bénéficiaires.

En ces quelques années de ministère sacerdotal, j’ai reçu la grâce de pénétrer toujours plus la profondeur et la richesse du Cœur du Christ : en célébrant l’Eucharistie, qui est une source inépuisable de nouvelles lumières, jour après jour. En contribuant – bien modestement – à la vie spirituelle des consacrées de Regnum Christi : une dimension nuptiale de notre relation avec le Christ. En prenant soin des âmes dans le sacrement de pénitence, au sein de quelques sanctuaires. C’est ainsi que se réalise ma propre paternité. Bien au-delà de ce que j’imaginais au début…

Deux grâces particulières viennent compléter ce rapide tableau : l’aventure des « Lectio Divina » dans laquelle nous a embarqués l’Esprit Saint. Elles veulent surtout aider mes frères prêtres dans leur ministère de prédication. L’engagement de les publier régulièrement m’oblige à méditer la Parole à rythme soutenu… Et enfin le lien particulier avec la Terre Sainte, où j’ai la grâce de passer quelques mois pour étudier. Je me sens fils spirituel de trois mères : Jérusalem, Rome et Paris. J’ai souvent l’occasion de me replier sur les deux premières. Merci à ma congrégation de me donner de vivre dans ces foyers de civilisation !

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