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Préparer Noël avec saint Joseph

Mis à jour le 12 décembre 2011 à 14:38Publié le 12 décembre 2011 à 14:38
  • L´icône de l´Incarnation

Editorial du Père Sylvester pour le numéro de Christophoros qui sort cette semaine

Que ton Règne vienne !

Chers amis,

Dans la sacristie de notre maison d’Allemagne, une icône présente une belle scène de la Nativité. Une multitude d’anges est à l’œuvre, Marie et l’Enfant-Jésus reçoivent un peu de chaleur de l’âne et du bœuf ; à l’horizon, trois rois mages arrivent sur leur chameau. Tout semble parfaitement harmonieux, une vraie scène de Noël.
Mais Saint Joseph est assis un peu à l’écart. Il a son menton appuyé sur sa main et ne semble pas participer à cette ambiance idyllique. Devant lui, se tient un vieil homme courbé qui n’arrête pas de lui parler. Cet homme est différent des autres personnages de la scène : il n’a pas d’auréole. L’inscription au dos de l’icône révèle que cet intrus n’est autre que le malin lui-même.

Le réalisme de foi de cette représentation me parle. Saint Joseph, au milieu du chant des anges et de la douceur d’une sainte nuit, est assailli par la tentation : « Fallait-il qu’un recensement soit convoqué justement au moment de l’accouchement ? Un ange n’aurait-il pas pu me prévenir des inconvénients qui allaient se présenter ? N’aurait-on pas pu trouver un seul hôte bienveillant dans tout Bethléem ? Et pourquoi Dieu permet-il que son fils, le Messie, naisse dans cette étable si froide ? Tout cela n’est-il pas absurde et dépourvu de sens ? » Le tentateur avait suffisamment de points d’entrées pour essayer de rendre triste l’âme de Joseph.

Le contraste ne pourrait être plus grand. D’un côté, s’accomplit le mystère des mystères, Dieu qui se fait homme et vient vivre parmi nous. De l’autre, une réalité pleinement terrestre : le froid, l’humidité, la fatigue – et le tentateur lui-même qui se manifeste. Tout cela est bien réel et Joseph se trouve au centre.

Je trouve très réconfortant que Saint Joseph, dont les Écritures attestent qu’il était un « homme juste » (Mt 1,19), n’ait pas été vacciné contre les tentations. Il était plus proche que tout autre être mortel de l’Incarnation du Fils de Dieu. À la fois, il devait se battre afin de ne pas laisser les circonstances et les adversités troubler son regard.

On imagine bien qu’au milieu de ces tentations, Joseph a entendu Marie l’appeler. Il se sera levé et dirigé vers la crèche. Contempler l’enfant et la joie silencieuse de sa mère, émerveillée devant lui, aura sans aucun doute chassé le vieux et méchant personnage et les sinistres pensées.

La nuit était toujours sombre, la grotte toujours humide et froide. Mais Joseph commençait à aimer même la nuit sombre, humide et froide car, au milieu de cette nuit, Dieu était là.

Ce réalisme de l’Incarnation, nous apprenons nous aussi à le vivre, en tant qu’institution. Je profite donc de cet éditorial pour partager avec vous les avancées dans le processus de réflexion et révision au sein de notre congrégation et du mouvement Regnum Christi.

Au mois d’octobre, notre Délégué Pontifical, le Cardinal de Paolis, a partagé les conclusions initiales qui ressortent de la visite apostolique aux consacrées et consacrés de Regnum Christi. La lettre qu’il nous a envoyée a été publiée sur le site internet. Il demande un chemin de réflexion institutionnelle pour que les différentes branches de notre famille spirituelle - laïcs, consacrées, légionnaires du Christ - jouissent de l’autonomie qui leur est propre et, à la fois, d’une unité de spiritualité et d’apostolat entre elles. D’une manière semblable au chemin qu’est déjà en train de parcourir la congrégation des Légionnaires du Christ, le Délégué Pontifical prévoit maintenant pour les membres consacrés « une réflexion sérieuse, appropriée et résolutive ». cf. lettre du Délégué sur leur identité et leurs statuts.

Si le supérieur général et le supérieur provincial des légionnaires du Christ gardent pour l’instant l’autorité habituelle sur les personnes consacrées, selon les actuels statuts de Regnum Christi qui restent en vigueur jusqu'à l’approbation d’une nouvelle version par le Saint-Siège, le Cardinal de Paolis demande une implication croissante des supérieures consacrées de Regnum Christi pour le gouvernement de cette branche des consacrées.

C’est tout un chemin qui s’ouvre et je confie tout notre mouvement Regnum Christi à votre prière.

En novembre, une autre circonstance est venue marquer la vie de la communauté des consacrées de région parisienne : le propriétaire de la maison où elles résidaient, à Boulogne-Billancourt, a dû la vendre et elles ont été contraintes de trouver un logement très rapidement. Elles ont pu s’installer, au moins provisoirement, dans la propriété du 26bis rue de Lübeck à Paris, propriété qui avait été cédée à la congrégation en 1997 par des religieuses irlandaises qui devaient rentrer dans leur pays. C’est cela aussi, le réalisme de l’Incarnation et, au nom de leur supérieure locale, Viviana Limón, je remercie les consacrées pour leurs sacrifices ces jours-ci. Je vous remercie aussi de votre aide pour les travaux qui doivent être faits assez vite dans cette maison.

En cette fin d’année, je pense aux jeunes qui partiront en pèlerinage à Rome pour le premier de l’an. Pour février, les camps de ski sont déjà prêts et je vous invite à les découvrir sur le site www.regnumchristi.fr, que nous venons d’inaugurer et qui contient des informations sur l’actualité des légionnaires du Christ et du mouvement Regnum Christi.

Que Noël puisse renforcer en nous le réalisme de notre foi. Dieu est vraiment devenu homme, il est venu dans ce monde, souvent incompréhensible et sombre. Nous sommes au milieu de ce monde. Mais Lui également et Il ne nous laisse pas seuls.

Bien à vous, en Jésus-Christ,

Père Sylvester Heereman, LC

Cette lettre a été publié dans Christophoros (n°25) sous la forme d´un éditorial.
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