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Par la grâce de Dieu - Réflexion dominicale du 20 janvier 2013

Mis à jour le 29 janvier 2013 à 09:29Publié le 22 janvier 2013 à 11:18

par le Père Richard Greenslade, LC, administrateur de la paroisse Notre Dame de Boulogne

Je vous ai dit, la semaine dernière, que nous vivions un temps de grâce.
Mais qu’est-ce que la « grâce » de Dieu exactement ? Comment agit-elle en nous ?
Nous en parlerons de façon plus détaillée lors du prochaine « Mardi-Grâces », mais je vous offre la réflexion suivante en guise d’introduction.

Le mot « grâce » peut être traduit par le mot « aide » ou « faveur gratuite » de Dieu. Ce sont les faveurs ou les aides que Dieu nous offre tout au long de notre journée. Dieu nous aide. D’accord, mais pour quoi faire ?

L’Homme est la seule créature « morale » sur la surface de la Terre. Il est moral, non seulement parce qu’il est capable de discerner le bien du mal, mais aussi parce qu’il est libre. Sa liberté lui permet de choisir ce qui est bien et d’éviter ce qui est mal. Le bonheur qu’il expérimente est étroitement lié à ses choix. Faire ce qui est bien produit le bonheur ; choisir ce qui est mal le rend malheureux.

Alors, comment différencier le bien du mal ? Est-ce que la notion de bien et de mal peut changer selon les circonstances, selon les individus ? Existe-t-il des choses qui sont, à la fois, bien pour une personne et mal pour une autre ? Est-ce nous qui le décidons entièrement ou est-ce que cela nous est imposé de l’extérieur ?

Tout dépend de la façon dont nous voyons l’Homme. S’il est juste le fruit du hasard, un ensemble d’organes qu’il est seulement un peu plus évolué que les autres êtres vivants, nous arrivons très vite à la conclusion que ces notions de bien et mal sont des choses purement subjectives. Au mieux, nous pourrions dire qu’elles sont produites par la société dans laquelle nous vivons et que pour cela elles changent selon le consensus collectif du jour.

Mais si nous reconnaissons qu’il y a beaucoup plus dans l’Homme – si nous voyons en lui un être créé et voulu par Dieu, spirituel, doté d’une intelligence rationnelle, libre, capable d’amour – alors, nous serons obligés de reconnaître une finalité dans son existence : d’identifier la raison pour laquelle il a été créé. Et cette raison n’est pas moins que de pouvoir participer à la vie divine de Dieu !
Ainsi, tout ce qui nous mène vers Dieu, nous mène vers notre propre finalité. Tout ce qui nous fait ressembler à Dieu est, donc, un bien pour nous. Et si Dieu est amour...

Dans notre discernement entre ce qui est bien et ce qui est mal, nous devons nous poser la question : est-ce que cela me fera ressembler davantage à Dieu ? Est-ce que cela me mènera vers Lui ? Si la réponse est positive, cela est un bien pour moi. Si la réponse est négative, cet acte représente quelque chose que je dois éviter : il va m’éloigner de Dieu et de mon vrai bonheur.

C’est là, au milieu de tous nos discernements que Dieu vient à notre secours. Devant chaque carrefour il nous aide à mieux savoir lequel des deux chemins proposés mène à Lui ; lequel est le vrai chemin d’amour. Dans ce cas, sa grâce agit sur notre conscience. Savoir ce qu’il faut faire est déjà un pas en avant. Le mettre en pratique est un autre discours. Là encore, Dieu nous aide avec ses grâces qui agissent, cette fois-ci, sur notre volonté. Il nous donne la force nécessaire pour accomplir chaque acte d’amour qui se présente à nous.

Avançons, donc, par la grâce de Dieu vers notre vrai bonheur !

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