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Mgr. Velasio De Paolis, délégué de Benoît XVI, s´adresse aux Légionnaires du Christ

Mis à jour le 31 octobre 2011 à 14:01Publié le 31 octobre 2011 à 14:01

Extraits de l’homélie de l’archevêque Mgr. Velasio De Paolis, CS, prononcée au centre d’études des Légionnaires du Christ à Rome

Rome, 12 juillet 2010. Mgr. Velasio De Paolis, C.S., Délégué du Saint-Père pour la Légion du Christ, s’est rendu au siège de la direction générale (maison-mère de la congrégation), puis au Centre d’Etudes Supérieures des légionnaires du Christ à Rome, ce samedi 10 juillet. Au siège de la direction générale , il a eu une réunion avec le directeur général, le père Álvaro Corcuera, et avec son conseil. Mgr. De Paolis leur a transmis la lettre de mission reçue du Saint-Père ainsi qu’une autre lettre écrite par lui-même pour expliquer certains aspects de sa charge de Délégué confiée par le Saint-Père et l’esprit dans lequel cette période pourra être affrontée .

Après la réunion, Mgr. De Paolis s’est rendu au centre d’études pour y célébrer la messe. Voici quelques extraits de son homélie.

Homélie de l´archevêque, Mgr. Velasio De Paolis, CS

« Hier a eu lieu la communication officielle et depuis mon émotion a encore grandi : en entendant tout le monde me dire : « Bravo, félicitations pour cette charge, mais ça sera une charge difficile » - en même temps, tous m’assuraient de leur prière car cette charge, dont on ne peut aborder la difficulté qu’à travers la prière, est une charge qui, avec la grâce du Seigneur, peut et doit être accomplie.

Face à la situation, le Pape a tenu pour urgent d’entreprendre un chemin de réflexion qu’il souhaite lui-même accompagner. L’Église qui, dans un premier temps, vous a aidés en envoyant ses Visiteurs Apostoliques pour faire un premier discernement, vous envoie aujourd’hui son Délégué, par la personne même du Saint-Père. Un Délégué qui – comme le dit le Pape dans la lettre – a pour tâche de rendre témoignage de la sollicitude du Pape vis-à-vis de chacun d’entre vous. Et c’est une joie que d’être en Église et d’avoir pour tache de réaliser le projet de Dieu, de se voir confié cette mission, cette tâche.

Vous êtes, par votre présence, un témoignage qui invite à l’espérance et nous donne du courage. Le Pape envoie son Délégué pour vous dire qu’il vous aime et qu’il vous est proche. En même temps, il constate – c’est ce qu’il dit dans la lettre – qu´un grand nombre de membres de cette congrégation ont un grand zèle et vivent avec une grande ferveur.

C’est aussi le moment d’un examen de conscience car nous avons besoin, de temps en temps, de nous arrêter pour faire un examen de conscience. Non pas pour réfléchir sans arrêt sur le passé, mais pour constater notre présent, nous rendre compte de notre situation et ce, avant tout, en rendant grâce au Seigneur. Le premier mot qui devrait surgir de la profondeur de notre cœur est le mot « merci ». Merci à Dieu qui nous a appelés, vous a appelés à la vocation sacerdotale et religieuse dans cet institut. Merci à Dieu qui vous a accompagnés. Merci à Dieu qui peut mener à bien son œuvre. Merci à Dieu et merci à l’Église, parce que le Seigneur ressuscité vit dans son Église et accomplit son œuvre par l’intermédiaire du ministère de l’Église. Et cette Église qui a accompli une première œuvre de discernement, veut aujourd’hui accomplir – par l’intermédiaire du Délégué Pontifical – l’œuvre de la reconstruction, de la restructuration ou, plutôt, d’un nouvel engagement dans notre cheminement spirituel.

Nous sommes appelés à parcourir un chemin, nous dit le Pape, un chemin de renouveau plus particulièrement dans les normes avec lesquelles nous dirigeons notre vie, pour pouvoir parvenir, dans un deuxième temps, renouvelés, forts d’une nouvelle compréhension, d’une nouvelle prise de conscience et de nouvelles énergies, à la célébration d’un chapitre extraordinaire. Nous y confirmerons à nouveau notre fidélité au Seigneur et notre engagement à suivre le Christ dans la profession des conseils évangéliques ; nous y reconfirmerons que le Seigneur est notre tout. C’est pour Lui que nous avons donné toute notre vie et nous voulons que cette vie, elle lui appartienne en plénitude et pour toujours. Voilà mon désir au début de ce chemin que nous voulons parcourir. Nous serons plus sûrs, plus sereins, plus remplis de confiance, si nous renouvelons notre pacte d’alliance avec le Seigneur. Et puisque le Seigneur est toujours fidèle et ne se trompe jamais, nous aussi nous trouverons la force dans notre fidélité, dans le don de nous-mêmes et dans notre engagement total au Seigneur.

Pour bien célébrer le Dimanche de Pâques, nous devons passer non seulement par le Vendredi Saint, mais aussi par le silence du Samedi Saint. Il nous faut aussi garder intacte la foi en la présence de Jésus parmi nous et au milieu de toutes les circonstances de notre vie, mais avec la certitude que le dernier mot est le triomphe de notre Seigneur Jésus-Christ, que le dernier mot est le triomphe de la vie sur la mort, que le dernier mot est le mystère de l’amour de Dieu qui transforme notre cœur et, par sa grâce, le rend capable de répondre avec le même amour à notre Seigneur Jésus-Christ. Dépassons les ténèbres qui peuvent parfois nous opprimer ; dépassons aussi les difficultés de notre fragilité et de notre faiblesse humaine parce que le mystère de Dieu est plus grand que toute faiblesse humaine.

Si Dieu entre dans nos vies, ce n’est pas pour nous anéantir ; il y entre pour nous délivrer et pour permettre que la vie se manifeste en plénitude. Purifiés par Dieu, nous découvrons en nous des énergies insoupçonnables. L’homme, seul, ne peut rien faire, mais avec Dieu, il peut tout faire. Pour Dieu, rien n’est impossible et nous sommes appelés chaque jour – nous, êtres créés, nous qui avons une vocation – nous sommes appelés chaque jour à redécouvrir le mystère éternel de Dieu ; à constater notre faiblesse et fragilité et, en même temps, à faire l’expérience de la grâce miséricordieuse et régénérante de Dieu. Et auprès de Dieu, sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie, avec Jésus qui est ressuscité et nous a appelés ses amis et ses frères, nous pouvons accomplir de grandes choses, être au service de son Règne et faire triompher le Règne de Dieu d’abord en nous-mêmes et ensuite par le témoignage de vie que nous voulons rendre.

Avec la grâce, tout est possible. La grâce de Dieu a triomphé en nous, en vous jusqu’à maintenant et elle triomphera en nous aujourd’hui encore, et demain, jusqu’à ce que soit révélé en plénitude le mystère de Dieu. C’est dans cette confiance que nous voulons nous engager dans la prière, dans l’humilité, dans la conscience de nos limites, mais surtout dans la certitude de l’amour infini et miséricordieux de Dieu. Le Seigneur a de grands projets pour chacun d’entre nous, le Seigneur a une mission pour chacun d’entre nous. N’abandonnons pas le Seigneur. Il est, Lui, toujours fidèle ; demeurons, nous aussi, fidèles dans la rencontre avec le Seigneur maintenant, plus particulièrement dans cette Eucharistie. Il nous alimente par sa Parole, Il devient notre corps et notre sang, Il devient notre vie. Avec la vie du Seigneur en nous, nous devenons des personnes transfigurées, capables de rendre toujours témoignage du mystère de l’amour de Dieu qui marche dans le temps.

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