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Le bon samaritain, synthèse de la miséricorde du Père

Mis à jour le 14 décembre 2015 à 14:38Publié le 01 décembre 2015 à 00:00

Lettre du supérieur général aux membres et amis de Regnum Christi à l'occasion de l'Avent, du début de l'année de la miséricorde et de la fête de Noël.

Que ton Règne vienne !

Rome, le 3 décembre 2015
Aux membres de Regnum Christi

Très estimés dans le Christ,
Nous commençons l’Avent, temps qui nous prépare à célébrer la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ. De plus, cette année nous célébrons, avec grande joie, l’ouverture de la Porte Sainte le jour de l’Immaculée Conception ainsi que l’ordination sacerdotale de 44 légionnaires du Christ, le 12 décembre, fête de Notre-Dame de Guadalupe. Je vous écris pour vous saluer, vous souhaiter une bonne participation à ces événements, mais aussi partager avec vous deux réflexions pour vivre cette période avec une profonde ferveur.

L’image choisie pour cette année jubilaire est celle du bon Samaritain qui est, en quelque sorte, une synthèse de la miséricorde du Père manifestée en Jésus-Christ. Nous connaissons tous bien la parabole de saint Luc (10, 25-37) et nous l’avons souvent méditée. Je vous invite à l’approfondir de nouveau avec calme pour découvrir ce que l’Esprit Saint veut nous dire par cette parabole en cette année de jubilé.

1. Désir de la miséricorde de Dieu

L’Avent est un temps d’attente, patiente et persévérante. La liturgie nous entraîne à l’espérance, nous mène à nourrir le désir de la venue de notre Sauveur. Si nous entrons en nous-mêmes nous nous rendons compte de notre pauvreté et de notre péché, de notre petitesse et notre incapacité à faire le bien (cf. Rm 7, 15-19). Mais nous ne pouvons rester abattus. L’antienne de l’Avent nous encourage : « Redressez-vous, et relevez la tête car votre délivrance est proche » (Lc 21, 28).

Le Seigneur lui-même suscite en notre cœur le désir de Dieu. Il prend l’initiative de nous inviter à faire alliance avec lui. Il agit de façon inattendue, comme lorsqu’il envoya l’ange Gabriel porter son annonce à Marie. Rétrospectivement, nous découvrons qu’il a suscité en nous une grande soif que lui seul peut étancher. Il nous dispose ainsi à accueillir sa miséricorde, qui nous surprend toujours.

Pendant cet Avent, Jésus-Christ nous invite à nous laisser rencontrer par lui, telle la brebis perdue. Comme Pierre qui se cache quand il marche sur les eaux, nous pouvons déclarer qu’il nous écoute toujours (cf. Ps 18, 6). Nous laisser rencontrer par sa miséricorde peut revêtir plusieurs formes. La vie chrétienne nous offre diverses façons particulières pour nous disposer à accueillir l’action de Dieu en nos vies, tels que la prière, l’Eucharistie, l’expérience de la croix, le dévouement aux autres et sans aucun doute le rôle spécifique du sacrement de la réconciliation.

Quand nous reconnaissons que nous avons besoin de miséricorde et que nous nous laissons guérir par le bon Samaritain, alors le message de Noël des anges s’adresse spécialement à nous : « Je vous annonce une grande nouvelle, aujourd’hui un Sauveur nous est né » (Lc 2, 11).

2. Cœur compatissant et miséricordieux

J’ai toujours été impressionné par les gestes du bon Samaritain, surtout par ce qu’il donne à l’aubergiste auquel il confie le soin de l’homme blessé par les bandits. Il s’agit d’un vrai gaspillage de la part de cet homme pour soigner un inconnu, et il est disposé à payer plus si nécessaire. Il en est de même du cœur du Christ : il surabonde de dons parce qu’il est miséricordieux avec chacun de ses enfants.

La surabondance de miséricorde est une constante dans l’histoire du Salut. Il suffit de penser au mystère de l’Incarnation et de la naissance de Jésus que nous allons célébrer. Mais aussi à l’Immaculée Conception. Et dans notre propre vie : l’ordination de 44 nouveaux prêtres ; la beauté des âmes consacrées dans le Mouvement et dans toute l’Église ; la générosité de tant de couples qui irradient leur foi, parfois lors de situations peu faciles ; le zèle apostolique et la générosité de tant de jeunes qui donnent un sens transcendant à leurs vies, qui vont à l’encontre des plus nécessiteux, qui donnent des années en tant que volontaires, etc. Il y a eu une telle abondance de grâces de Dieu dans ces 75 années que l’on ne peut que remercier !

Les dons de Dieu sont au service de la communauté. Le bon Samaritain veut aujourd’hui s’approcher pour guérir les blessures de l’homme qui souffre, il veut annoncer la bonne nouvelle de sa miséricorde. Et pour ce faire il a voulu utiliser notre collaboration. C’est pourquoi je pense que Jésus nous invite à être particulièrement attentifs aux besoins des autres, à leur offrir un service désintéressé et surtout apporter le baume de la miséricorde à tous ceux que nous rencontrons. Le pape François rêve d’une Église qui soit une « maison pour tous et non une petite chapelle n’accueillant qu’un petit groupe de personnes choisies ». Il voit clairement que « ce dont l’Église a besoin avec une grande urgence c’est une capacité de guérir les blessures et de réchauffer les cœurs des fidèles en s’approchant d’eux. Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Comme il est inutile de demander à un blessé son taux de cholestérol ou de sucre ! Il faut soigner ses blessures ! »

Je demande à Dieu que durant cet Avent nous nous transformions en bons samaritains au sein de nos familles, au travail ou avec nos amis ; que nous sachions nous supporter les uns les autres avec tendresse et patience ; que nous apprenions à nous réjouir avec les autres et à être source de joie pour les autres ; que nous nous stimulions les uns les autres en soignant les blessures du cœur, en ouvrant les portes, en libérant les liens de nos entraves et en rappelant à tous que Dieu est bon et qu’il nous attend toujours.

Chers amis et membres de Regnum Christi, je vous souhaite à tous une période d’Avent très féconde et un Noël très heureux. Que l’Enfant-Jésus, qui vient tel le bon Samaritain nous révéler la miséricorde du Père, nous permette d’être les instruments dociles de sa miséricorde et de son règne. Dès maintenant, je vous souhaite un très bon Noël.

Je vous encourage en cette période à prier tout spécialement pour les diacres qui vont être ordonnés prêtres et pour tous les membres de notre famille charismatique qui traversent des épreuves ou souffrent de quelque maladie.

Je vous assure spécialement de mes prières.

Père Eduardo Robles-Gil, LC

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