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La primauté de la réceptivité Réflexion dominicale du 27 janvier 2013

Mis à jour le 04 février 2013 à 13:28Publié le 29 janvier 2013 à 09:28

par le Père Richard Greenslade, LC, administrateur de la paroisse Notre Dame de Boulogne

L’amour est défini par « le don de soi ». En même temps, cette définition pourrait nous donner la fausse impression qu’il est un geste presque unilatéral – qui se limite à ce que je donne. En réalité, l’amour n’est jamais un monologue, mais un dialogue entre deux personnes. Et le fruit de ce dialogue, de ces échanges, c’est la communion.

Si nous donnons de l’importance uniquement à ce que nous offrons par nos propres actions, nous risquons de nous mettre en dehors de ce vrai dialogue. Et si nous ne faisons pas attention, nous pouvons glisser vers l’idée que l’amour est quelque chose qu’on fait, qu’on « produit » avec nos propres forces ; qui nous incite à agir d’une certaine façon pour provoquer des bonnes réactions chez les autres. Ainsi, en restant dans l’action, nous oublions de recevoir l’autre comme un don, tel qu’il est ; nous cueillons plutôt les fruits de nos propres bonnes actions. C’est possible de faire beaucoup de choses pour les autres, sans avoir réussi à les aimer. Et cela parce que nous avons ignoré l’importance, voire la primauté de la réceptivité dans toutes nos relations.

Avant de pouvoir donner il faut savoir recevoir, savoir accepter notre prochain. Cela demande une attitude d’humilité et de patience. Nous ne maîtrisons pas les autres, nous les acceptons ; nous les recevons comme un don. Il faut savoir attendre et accueillir.

Dieu seul est capable de donner sans avoir reçu auparavant, parce qu’il est la source de tout amour, la source de chaque don. En revanche, nous, ses créatures, devons d’abord recevoir pour pouvoir, ensuite, donner. La réceptivité est donc, quelque chose qui nous est propre. C’est Dieu qui nous précède dans toutes nos actions, en nous offrant tout ce dont nous aurons besoin pour aimer : la patience, la bienveillance, l’écoute…

Vu comme ça, nous nous rendons compte que tout est don, tout est grâce. Même nos bonnes actions ne nous sont possibles que parce que nous avons reçu auparavant, consciemment ou pas, la grâce de Dieu.

Loin de nous condamner à la passivité, cela nous pousse à l’action ; à collaborer activement avec Dieu dans son grand projet d’amour. En Lui ouvrant notre cœur nous recevons ses grâces. Elles nous permettent d’agir. Mais si nous fermons nos cœurs à Dieu et à notre prochain, nous ne pouvons pas aimer – nous n’aurons rien à donner. Donc, notre possibilité de donner est limitée par notre capacité à recevoir ; notre amour est restreint par notre réceptivité.

C’est à la Messe que ce dialogue d’amour entre l’homme et Dieu et entre les hommes, trouve sa plus haute expression. Elle est source de communion et le haut-lieu spirituel incontournable de la semaine. Au début, nous reconnaissons avoir péché contre Dieu et contre notre prochain. Nous recevons son pardon. Une fois purifié, notre cœur reste ouvert pour recevoir davantage de ses grâces – la lumière de sa Parole et la force qui vient de sa Présence eucharistique. Nous Lui offrons notre louange et notre action de grâces. À notre prochain nous offrons la paix et nos prières. Le dialogue est établi, la communion est fortifiée.

Que Dieu nous aide à garder notre cœur toujours réceptif à ses grâces et aux autres !

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