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Christ notre Roi, que ton Règne vienne !

Mis à jour le 06 décembre 2012 à 16:49Publié le 06 décembre 2012 à 16:48

Réflexion dominicale par le Père Richard Greenslade, LC, administrateur de la paroisse Notre Dame de Boulogne

Quand nous cherchons les images les mieux adaptées pour bien représenter le Christ, il y en a plusieurs qui viennent rapidement à notre esprit : celle du Bon Pasteur qui cherche sans relâche ses brebis égarées ; le Serviteur qui lave soigneusement les pieds de ses disciples ; l’envoyé de Dieu qui pardonne sans exception les pécheurs, etc… Elles soulignent et mettent en valeur toute sa tendresse, sa miséricorde et sa bonté. Elles nous invitent à nous rapprocher de Lui en toute confiance, sûrs de son amour.
Aujourd’hui, le Christ nous est présenté comme Roi. Cette image ne figure pas habituellement parmi celles qui nous parlent le plus. Au premier abord elle est moins chaleureuse que les autres et je crois qu’il y a même quelque chose là qui nous gêne un peu. Elle évoque plus son autorité et sa supériorité. Cette dimension du Christ nous parle moins parce qu’il nous est plus difficile de nous lier à un Christ-Roi qu’à un Christ-frère.

Pourtant, le fait que le Christ est Roi, ne doit pas nous déranger. Comme il est notre modèle en toute chose il est aussi l’image idéale d’un roi parfait : un roi qui n’abuse pas de son pouvoir, qui reste toujours frère, ami des pauvres, proche de tous ceux qui ont besoin de lui. De plus, le fait qu’il ait un pouvoir absolu doit nous remplir d’une grande confiance : la parfaite combinaison entre toute puissance et toute bonté. Il est Celui qui peut achever définitivement le règne de la mort et instaurer pour toujours le royaume de la justice et de la paix.

Alors, pourquoi avons-nous parfois des difficultés à accepter le Christ comme notre Roi ? À vrai dire, il ne s’agit pas de quelque chose de nouveau : Le tout premier homme, Adam, avait expérimenté, après sa chute, le même phénomène. Au début, il marchait sa main dans la main de Dieu ; il reconnaissait qu’il ne possédait rien qui ne venait de Celui qui est toute bonté et tout amour. La Souveraineté de Dieu ne lui posait aucun problème : c’était une évidence et c’était juste. Seulement, à partir du moment où il a cherché à devenir l’égal de Dieu, pour pouvoir décider pour lui-même ce qui était bien et ce qui était mal, ses difficultés ont commencé. Son cœur avait changé : « j’ai eu peur, dit-il, et je me suis caché » (Gn. 3,11). Il avait peur d’être châtié, puni pour ses péchés qu’il ne voulait pas voir en face : peur d’être vu tel qu’il était. Et donc, il s’éloignait de Dieu. La peur n’est jamais bon guide.

L’image qu’Adam avait de Dieu a été défigurée par son péché. Il ne le voyait plus de la même façon. Oui, il était toujours son Père, mais maintenant il supportait mal son autorité. Il cherchait à se libérer ; à trouver une certaine indépendance à son égard. Le vrai problème n’est pas donc la royauté de Dieu, mais réside dans l’incompréhension dans le cœur d’homme.

Le Christ veut régner. Il doit régner. Il ne veut pas nous contrôler, mais nous libérer de tout mal. Il agit toujours en notre faveur, pour que notre cœur soit enfin libéré de nos péchés et nos peurs, libéré de l’orgueil, libéré de l’égoïsme et de cette image faussée de Dieu qui affaiblit notre confiance en lui.

En cette fête de Christ-Roi, que Dieu nous aide à connaître son vrai visage, qu’il purifie nos cœurs et qu’il y établisse son règne définitivement !

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