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Bénévolat

Mis à jour le 11 avril 2012 à 16:37Publié le 31 mars 2012 à 00:00

C’est un mot que l’on entend souvent et plus particulièrement à Lourdes, dans l’enceinte des sanctuaires où se rencontre toute la souffrance du monde. – souffrance physique, psychique, morale, sociale...

Devant la grotte des apparitions, au milieu de l’agitation des jours de grand pèlerinage, avec chants, liturgie et prières communes, ou dans le silence d’une prière intime le matin de bonne heure, la Sainte Vierge voit défiler tous ses enfants… Comme la meilleure des mères, elle les connaît tous mais surtout, elle connaît chacun en particulier comme s’il était son enfant unique…

Depuis plus de 150 ans, les gens aiment venir là où Marie est apparue à Bernadette Soubirous, la plus pauvre des enfants de Lourdes qui disait elle-même que « si la Sainte Vierge avait trouvé quelqu’un de plus pauvre qu’elle, elle l’aurait surement choisie ».

Elle est venue et nous a laissé un message de pénitence, de prière et de « communion »
« Pénitence, pénitence, pénitence » disait la « Dame » qui ajoutait qu’elle voulait qu’on vienne ici en pèlerinage… Elle a demandé à Bernadette de dire au Curé Peyramale qu’elle voulait « qu’on construise ici, une chapelle… »

Et, rapidement, dès les premières apparitions, après la découvert de la Source indiquée par la « Dame », les premières guérisons ont été constatées…
Et Lourdes est devenu le lieu marial que l’on connaît, avec l’affluence mondiale des malades, des pèlerinages en groupe, en famille ou individuels…

Mais pour aider, guider, soulager les groupes ainsi que chaque personne qui vient « voir sa maman du ciel », des Associations, des Hospitalités, des services de Bénévoles se sont organisés. C’est un service gratuit

« Gratuit », peut-être… Ce service est-il si « gratuit » qu’on le dit ?...

La photo ci-dessus, qui se trouve dans le Youcat, distribué aux jeunes à l’occasion des JMJ de Madrid en 2011, nous permet de méditer sur la « gratuité » du service : il y a entre les deux personnes, une communion intense. Le « bénévole » sent que la malade qu’il est chargé d’aider, lui fait une confiance absolue, il la protège au maximum de tout ce qu’il voit arriver… et la malade se donne totalement parce qu’elle sait qu’elle peut avoir confiance en « son » bénévole…
Cette expérience de confiance réciproque les marquera l’un et l’autre, la malade repartira de Lourdes en disant « qu’on y est reçu comme nulle part » et revivra ces moments qui se seront gravés en elle. Quant au bénévole « gratuit », il repartira chez lui en ayant fait l’expérience de ce que veut dire « faire confiance »… et il ne l’oubliera pas ! Lorsqu’il aura des difficultés ou des moments où on ne sait plus trop bien où on en est… il se rappellera ce que veut dire « faire confiance »…
Pour l’un et pour l’autre, rien ne sera « comme avant »

La personne qui est malade et que tout le monde voit est attachante mais elle n’est pas la seule « souffrance » que l’on trouve devant la grotte… Il y a aussi des gens dont la solitude est incommensurable, insondable… Ils sont seuls au milieu de tout le monde, de l’agitation et du bruit des pèlerins ; personne ne les remarque … ils ne sont rien pour personne… Personne ne compte sur eux et… ils ne peuvent compter sur personne !!!

On les découvre… assez difficilement parce que leur souffrance est silencieuse… Une personne est là, devant la grotte, pas juste devant… un peu à l’écart…, levant les yeux vers la Vierge ou bien, au contraire, repliée sur elle-même … Sa prière muette est un acte d’espérance silencieuse demandant aide et soutien à celle qui peut tout lui obtenir…

Le bénévole qui est là, qui « surveille » a aussi un secours à proposer, une aide à apporter… une âme à soulager… Ça aussi, c’est gratuit… mais la personne seule a compris que quelqu’un l’aimait et le bénévole a vécu ce moment de générosité permettant une communion profonde : là encore, ni l’un ni l’autre ne pourront rentrer comme si rien ne s’était passé…

Les sanctuaires… c’est ça… mais c’est aussi bien d’autres choses : les piscines, les accueils dans les gares ou les aéroports, les repas… sans oublier ce qui est un apostolat silencieux mais, ô combien, nécessaire : la chapelle de la Réconciliation ouverte toute l’année aux pèlerins et aux aumôniers et de 8h à 20 heures pendant la période des pèlerinages…

Alors, en cette année de la foi où le Saint Père demande d’organiser des pèlerinages vers les sanctuaires dédiés à Notre Dame… pourquoi pas ?

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

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